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Aide au développement

samedi 25 janvier 2014 par Jean Bourdariat

Aujourd’hui à Davos, Bill Gates déclare qu’il faut cesser de penser qu’en matière d’aide au développement, ce qu’on donne à l’un est ce qu’on prend à l’autre. Le jeu n’est pas à somme nulle.

Car au cours des cinquante dernières années, la pauvreté a reculé partout dans le monde, et les plus riches ne se sont pas appauvris. L’économie de nombreux pays, comme la Chine et le Mexique, a progressé suffisamment pour qu’ils puissent s’occuper eux-mêmes de leurs plus démunis : ils n’ont plus besoin d’aide au développement. Celle-ci doit être recentrée vers les pays les moins avancés, dont les populations souffrent encore de malnutrition et d’insuffisances en matière de santé et d’éducation.

Un progrès analogue, à une autre échelle, est apparu dans les pays européens qui comme la France, redistribuent une part élevée du revenu national. Si on peut s’en féliciter, les financements de la collectivité doivent maintenant être recentrés sur les plus démunis et ceux qui en ont le plus besoin.

Un exemple, les français contribuent chaque année à la formation professionnelle à hauteur de 32 milliards d’euros : seulement 8 % de cette somme est destinée aux chômeurs. Il n’y aura pas de perdant si on transfère une part de l’effort financier de formation vers les personnes privées d’emploi. On contribuera à réintégrer dans la vie économique et la société des personnes qui en sont exclues, les cotisations sociales des salariés et des entreprises pourront être contenues puis diminuées, et les déficits publics iront en se réduisant.