Newsletter

Accueil du site > Entreprise et management > Management à la française : pourrait mieux faire ...
aaa

Management à la française : pourrait mieux faire ...

mercredi 10 avril 2013

RSE magazine relève dans un article récent les caractéristiques propres au management des dirigeants français, qui sont autocratiques et rigides comparées à celles des Anglo-saxons.

JPG - 62.8 ko

Plusieurs enquêtes décrivent le manager français comme étant peu communicatif, tourné vers lui-même et autoritaire. Une manager français d’une entreprise nord-américaine acquise par France Télécom, habituée à des années de culture managériale américaine, n’a pas résisté à l’arrivée d’un management à la française. Elle dit être passée d’un cadre de travail où elle vivait une aventure humaine avec ses collaborateurs, à un environnement sans aucun échange ni partage.

On ne peut pas s’empêcher d’en voir une conséquence dans la perception médiocre du management par les salariés français. TNS Sofres a révélé en 2007 que seulement 45 % des salariés français estimaient recevoir de la reconnaissance pour leurs efforts, et que 37 % estimaient être justement récompensés. Par comparaison, 75 % des salariés américains pensaient que leur supérieur leur témoignait de la reconnaissance, et 70 % estimaient que leurs efforts sont récompensés. Les travailleurs outre-Atlantique sont les plus ravis de leur environnement de travail, alors que les Français sont les moins satisfaits.

Sont principalement mis en cause par les employés : la capacité d’écoute, le manque de concertation, l’absence de reconnaissance, le flou des circuits de décision, et la mauvaise gestion des ressources humaines. Les cadres dirigeants français sont davantage focalisés sur le relationnel pour décider de l’évolution des salariés, alors que la distance entre les employés et les dirigeants est plus importante que dans les autres pays. Il faut appartenir au "clan" du dirigeant pour évoluer rapidement. Les dirigeants et managers français ont le sentiment que leur fonction leur impose la rétention d’information à tout prix, et que leur principal rôle est d’avoir la connaissance absolue.

Les dirigeants anglo-saxons sont davantage tournés vers leurs collaborateurs, avec une perception méritocratique de leur fonction. Les Allemands quant à eux exercent plutôt selon des méthodes à caractère démocratique.

« Enfermés dans leur bureau » (une appréciation sans doute excessive …), les managers français sont peu présents sur le terrain, ils accordent peu d’importance au bien-être de leurs subordonnées et encore moins au dialogue. Ils sont essentiellement sélectionnés pour leurs compétences techniques et non pour leurs aptitudes relationnelles. La culture française est imprégnée de l’idée qu’un chef est réputé savant dans son domaine.

Les études qui démontrent l’importance d’un management collaboratif et reconnaissant envers les salariés se comptent aujourd’hui par centaines. L’auteur de l’article estime que la gouvernance française est lucide face à ses défauts, et semble vouloir racheter sa conduite trop axée sur les aspects financiers, et ce, au détriment du bien-être des salariés. S’il termine sur une note positive, il pense que « la route sera encore longue avant de voir un management méritocratique ou démocratique à la française ».

Cliquer pour lire l’article complet de RSE magazine.